L’historien
C’est à lui que ce modeste résumé doit tout. Passionné par l’histoire de son séminaire, il avait patiemment remonté les siècles sur les traces de ses devanciers, jusqu’à rencontrer la grande figure du fondateur, le Cardinal Etienne de Bar, évêque de Metz. La fondationC’est à son retour de la II° croisade, prêchée en 1147 par Saint Bernard de CLAIRVAUX, son ami, qu’Etienne fonda à Autrey une abbaye qu’il confia aux chanoines réguliers d’Arrouaise qui vivaient sous la règle de Saint Augustin (sur la commune actuelle de Transloy, à 10 kms environ de Bapaume - Pas de Calais). L’abbaye d’Autrey en devint la 22° filiale, et d’après les travaux de Monseigneur Bontems, une quarantaine d’abbés s’y succédèrent jusqu’à la Révolution. Une histoire tourmentée
En 1656, le neveu de l’abbé assassiné, à qui son oncle avait transmis sa charge avant de mourir, affilia son abbaye aux chanoines Réguliers de Notre Sauveur, toujours sous la règle de Saint Augustin, mais réformée en Lorraine par Saint Pierre Fourier. Cependant longtemps encore elle sera considérée "comme presque perdue et ce n’est qu’en 1721 qu’elle retrouva les fastes d’antan". Quand en 1777 son dernier abbé Mgr de Chaumont fut nommé 1° évêque du nouveau diocèse de Saint-Dié, Autrey perdit son titre d’abbaye et devint Prieuré… Pauvre Notre Dame d’Autrey ! À deux reprises, en 1789 et en 1906, l’État mettra la main sur ses bâtiments et ses biens. Vendue comme "bien d’Église" en 1791, l’abbatiale deviendra tréfilerie pour un demi-siècle. Quand Monseigneur Caverot rachète le domaine en 1858, il en fait un petit séminaire…que Monseigneur Foucault devra fermer faute d’élèves en 1905 ; avant qu’une seconde fois le gouvernement s’en empare. Racheté à nouveau en 1930, Mgr Marmottin y rétablira le petit séminaire …que Mgr Vilnet devra fermer à son tour en 1975 …
Mais l’abbaye demeure : Notre Dame d’Autrey, priez pour nous !
|