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Musique et chants pour les funérailles

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Publié le 29/11/2006

Dans cette troisième rencontre sur le thème "Musique et Chants pour les funérailles", il reste à dire un mot des situations qui se présentent parfois et qui mettent généralement les responsables de la liturgie dans l’embarras.

La famille du défunt a une personne amie qui est chanteur (chanteuse) professionnel.

Quelle place lui accorder et quel répertoire ? S’il s’agit du Pie Jesu, du Requiem de Fauré, cette belle mélodie peut être chantée à l’offertoire ou à la communion. S’il s’agit d’une prière mariale, elle serait mieux située pendant la procession finale. Ce répertoire exige par ailleurs un organiste compétent pour l’accompagnement. C’est à la famille de le trouver, et celui-ci ne doit pas prendre la place de l’organiste paroissial pour le reste de l’office.

En raison de la piété du défunt, des familles demandent que l’on chante le Magnificat.

Elles précisent que la foi nous incite à vivre le deuil, non pas dans les larmes, mais dans la joie de l’espérance chrétienne. Dans cette perspective, certains vont jusqu’à proposer pour le chant d’entrée "Dieu nous accueille en sa maison, Jour d’allégresse et jour de joie, Alleluia !"
Toute sincérité est respectable, même si elle comporte des accents d’un mysticisme excessif. Mais comment cela sera-t-il reçu par une assemblée disparate où les niveaux de foi sont si divers ? L’espérance doit rester discrète dans son expression.

Elle ne peut être qu’une annonce humble devant laquelle chacun doit se sentir libre d’adhérer ou non. Le chant grégorien s’exprime sous la forme d’un souhait :"Lux æterna luceat eis, Domine". Le Magnificat appartient aux mystères joyeux : c’est le chant de la Visitation. Au pied de la croix, Marie était debout en silence (Stabat mater dolorosa). Le Magnificat n’a jamais fait partie de la messe des défunts. Le "Je vous salue Marie, priez pour nous à l’heure de notre mort" est bien mieux en situation.

Les instruments de musique autres que l’orgue.

Jusqu’ici nous n’avons parlé que de la musique d’orgue, parce que nous envisageons l’aire culturelle qui nous concerne. Nous savons que les chrétiens d’Orient ne tolèrent aucun instrument de musique dans la liturgie. Nous n’ignorons pas que les peuples africains et sud-américains utilisent des instruments traditionnels, généralement à percussion.
Chez nous, l’orgue à tuyaux est devenu l’instrument liturgique privilégié, parce qu’il est polyphone, naturellement adapté au chant.

Occasionnellement d’autres instruments, cordes, bois, cuivres, peuvent se faire entendre, seuls ou avec l’orgue, ou avec le chœur, dans un enterrement comme ailleurs, mais dans un répertoire compatible avec la célébration funèbre. Il est plus délicat d’accepter des instruments comme la guitare qui évoquent la chanson et les émissions de variétés, donc un instrument de divertissement. Si ces instruments veulent servir la liturgie, il est nécessaire qu’ils passent par un baptême et qu’ils se modifient.
C’est ce qui s’est passé pour l’orgue. Cette question des instruments de variétés dans la liturgie agite les milieux liturgiques depuis cinquante ans. Elle est loin d’être réglée. Les offices d’enterrement ne sont pas des lieux où l’on puisse faire des expériences !

La musique enregistrée

Plus préoccupante est la solution de facilité qui tend à se généraliser avec la "sono". Soit les cas qui ne sont pas rares : l’orgue ne fonctionne plus, on n’a ni organiste, ni chantre. Qu’à cela ne tienne : on met un disque. La musique, comme fond sonore, chargée de camoufler le vide, empêche la prière silencieuse. Le magnétophone de poche prend place sur l’autel et le célébrant déclenche, sur simple pression du doigt, soit les grandes orgues de Notre-Dame, soit le chanteur à la mode que le défunt aimait. Ici, tout sonne faux.
Faute d’une réglementation difficile à appliquer, il faut tout faire pour que cette pratique devienne sans objet : il faut entretenir les orgues, former des organistes et des chantres. Le Service diocésain de musique liturgie est équipé pour cela.

Conclusion

La célébration des funérailles doit être un souci pour les responsables pastoraux. C’est un lieu où l’Église donne à voir et à entendre les mystères dont elle vit. Le chant et la musique, c’est déjà une prédication, car la Parole est véhiculée par un support qui va au-delà des mots, qui atteint le sens.

Il serait dramatique qu’une réforme, qui se proposait d’assurer une meilleure communication avec les hommes de ce temps, finisse par produire l’effet contraire.

Les fidèles expriment leur satisfaction en ce qui concerne les prières et les textes bibliques lus aux enterrements. Mais nombreux sont ceux qui regrettent, non pas le chant en latin, mais les mélodies grégoriennes, et qui sont exaspérés par le ridicule de certains textes de cantiques et par la platitude de la musique.

N’oublions pas que la culture musicale du Français moyen s’est élevée depuis un demi-siècle.

Un répertoire de qualité existe : en trois rencontres nous en avons un aperçu. Des organistes compétents se dévouent, se déplaçant d’une église à l’autre.
Des chanteurs prêtent leur concours formant une schola de 5 ou 6 chantres. Le Service diocésain de musique est à leur service pour qu’ils acquièrent la technique indispensable et la formation du goût. Notre époque ne supporte plus l’amateurisme.

Armand ORY

Renseignements à Association Jeanne d’Arc, 2 chemin des Meix Lemaire 88600 FONTENAY
Tél : 03 29 34 60 05 - Fax : 03 29 34 73 25

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