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Le Service diocésain des vocations du diocèse lance cette année les Journées de l’appel de l’Ascension à la Pentecôte 2012. Elles auront pour thème : “Laisse-toi porter par l’Esprit”.
Durant 10 jours, chaque groupe dans les paroisses, mouvements et services est invité à promouvoir l’appel aux vocations dans le cadre de ses activités habituelles. Faire connaître la vie religieuse et la proposer comme une aventure “autrement”. Aventure du don, de la confiance, de la solidarité, de la fraternité et de la liberté, c’est le défi de ces journées. Les groupes disposent d’un livret, outil précieux pour accompagner et animer cette proposition.
La vie consacrée
Plusieurs initiatives sont déjà à noter dans
les Vosges. La Transnocturne de l’Ascension
emmènera les jeunes du secteur de
Saint-Dié de Ste Marguerite au Vic à la
rencontre des vocations. Des veillées de
prière sont proposées.
Cette année, le thème invite à découvrir
plus spécifiquement la richesse de la vie
consacrée. Ce terme désigne aujourd’hui
toute personne ou tout groupe de personnes
qui s’engagent au célibat à cause
du Christ et de l’Évangile. Les formes en
sont multiples ; ouvrant ainsi un vaste
choix de propositions pour les jeunes.
Découvrir sa vocation n’est pas chose
aisée. Elle s’enracine souvent dans l’enfance
mais elle a besoin de temps pour
grandir. Il y a différents appels et différentes
façons d’y répondre. Pour que
fleurissent les vocations, aujourd’hui
dans les Vosges.
Pierre Mathieu et Christophe Chevardé
Jeanne d’arc : une vocation de
laïc originale
Pour nous aider à comprendre ce qui a
animé Jeanne d’arc, plongeons dans le
procès de condamnation : “J‘ai été baptisée
à l’église de Domremy. Ma mère et elle
seule, m‘a appris le “Notre Père”, le “Je vous
salue Marie” et le “Je crois en Dieu” et toute
ma “croyance”.”
Enfant, Jeanne va souvent à l’église pour
prier et y porter des fleurs avec les autres
enfants du village. Des témoins disent
qu’elle savait partager son repas avec le
pauvre de passage et qu’il lui est arrivé de
laisser son lit à un malade.
“À partir de l’âge de 13 ans, j’ai eu une voix
de Dieu pour me conseiller à bien vivre et
cette voix m’a demandé d’aller en France.”
Pendant quatre ans, elle va mûrir sa décision.
Son père s’oppose à son départ. Elle
décide de partir en cachette. À ses juges
qui l’interrogent, elle répond : “J’aurais eu
cent pères et cent mères, j’aurais été fille de
roi, puisque Dieu le commandait, je serais
partie”. Puis elle ajoute, “Depuis, je lui ai
fait écrire et nous nous sommes réconciliés”.
Jeanne d’Arc à Domremy est une jeune
femme, bonne chrétienne, fidèle à son
baptême, courageuse et libre. Son Seigneur,
“Jésus”, dira-t-elle, sur le bûcher,
est sa force, son amour.
D’après un texte de l‘abbé Michel Lambert
Jean-Martin Moyë : un homme au cœur de feu, disciple de Jésus
Jean-Martin Moyë naît à Cutting en Lorraine
en 1730. Son premier pupitre fut un
poirier d’où il instruisait ses camarades,
il leur parlait de Jésus et de Dieu. En parcourant
la campagne avec son père, il
découvre que beaucoup de paysans sont
pauvres. Il sait alors partager ce qu’il a.
Dans la famille Moyë, on prie ensemble
tous les jours. Et c’est au sein de sa famille
que mûrit sa vocation. Il décide de devenir
prêtre : “Ce qui est important pour moi
c’est d’annoncer le Christ”. Cela le poursuivra
toute la vie… Il est ordonné à 24 ans.
Sensible à la pauvreté et au manque
d’instruction, il fonde une première
école pour les filles. C’est ainsi que naît
la Congrégation des soeurs de la Providence,
grâce à Marguerite Lecomte.
Missionnaire plein de zèle, Jean-Martin
Moyë part pour la Chine en 1771, comme
membre des Missions Etrangères de
Paris. Malgré toutes les difficultés rencontrées,
il met toute sa confiance dans
le Seigneur et après 10 ans, il revient en
France à la veille de la Révolution.
Il a fondé sa vie sur le Christ, s’appuyant
sur la Providence et en invitant à reconnaître
Dieu à travers nos actes, nos
gestes, nos paroles car Dieu nous seconde
dans toutes nos démarches.